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Quand les règles médiatico-électorales éliminent les petits candidats

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Quand les règles médiatico-électorales éliminent les petits candidats

 

Dans l’étude de l’influence des médias sur le comportement politique et électoral, la théorie des effets directs limités, est dominante depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Plusieurs travaux ont tenté de montrer, par différents moyens, cette influence limitée ou incertaine.

Tout d’abord, de nombreuses études empiriques ne sont pas parvenues, à établir de corrélations significatives, entre la fréquentation de certains médias, et l’adhésion aux idées qu’ils véhiculent préférentiellement.

 

 Les influences indirectes des médias :

“Dans cette nouvelle perspective, les médias sont susceptibles d’exercer, notamment, cinq types d’influences sur le comportement électoral et la naissance ou l’évolution d’une nouvelle force politique.

Tout d’abord, la “fonction d’agenda”, qu’assurent les médias (et les sondages rendus publics), peut entraver ou faciliter l’émergence d’une nouvelle force politique de manière indirecte.

Ainsi, en sélectionnant les thèmes qu’ils abordent au cours d’une campagne électorale, les médias peuvent favoriser davantage telle ou telle force politique.

Ensuite, les médias et les sondages rendus publics génèrent des effets d’amorçage (priming effect) qui, en attirant l’attention sur un problème plutôt qu’un autre, contribuent à faire de ce problème, de cet enjeux ou de la manière dont il est traité, un critère d’évaluation des gouvernements, des candidats et des politiques publiques.

De ce point de vue, l’interaction entre les différents médias ou entre médias et sondages peut produire d’importants effets d’amorçages ou, au contraire, de fermeture.

Le plus souvent, les sondages d’opinion ne se posent que les questions, que les médias se posent.

Ils peuvent donc, rendre compte, principalement, de l’action exercée antérieurement par les médias sur leur public.

Les sondages, au lieu d’ouvrir les médias aux problèmes effectifs, ils contribuent à exercer un effet de fermeture.

De même, de nombreux médias se calquent sur des médias de référence et traitent les sujets que ceux-ci traitent.

Cela tend à renforcer la dépendance ou l’indépendance des médias entre eux.

D’où résultent un effet de fermeture des médias, l’actualité tendant à se circonscrire à ce dont traitent les médias, et, par la même, un effet de frein potentiel à la discussion d’informations sur une nouvelle force politique – et donc, à son apparition.

 

Par ailleurs, et cela peut être essentiel dans le cas d’une force politique naissante, les médias contribuent à la visibilité et à la légitimation des acteurs.

L’homme politique bénéficie déjà, en dehors du contenu même de son discours, d’un effet de légitimation, confronté par la redondance de la diffusion à travers d’autres médias.

Et cette légitimation, cette institutionnalisation de l’homme politique se produisant dans une émission échappe au filtre de l’exposition sélective, puisque même ceux qui ne regardent pas l’émission en question, ayant été informés par d’autres moyens du fait qu’elle a eu lieu, intègrent aussi, dans leur référent le nouveau statut de l’homme politique légitimé, produit par simple tenue du discours…”, Audrey Crespo-Mara.

Cette journaliste-présentatrice, anime toujours les soirées électorales de LCI.

Audrey Crespo-Mara, la présentatrice phare de la télévision française, a signé un double record d’audience depuis la rentrée.

 

 

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